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Les ablutions sèches

Pour faire la prière ou lire le Coran (selon certains avis) nous devons faire nos ablutions. Cette purification se fait par une eau pure et purifiante. 

Mais, dans le cas où cette eau purifiante n’est pas présente, ou en quantité insuffisante, ou pour cause de froid intense ou de maladie pour lesquelles l’utilisation de l’eau est interdite ou déconseillée, l’Islam permet alors de surseoir à l’utilisation de l’eau et recommande d’utiliser des ablutions symboliques, sèches appelées Tayammum.

Ce paragraphe traitera des conditions d’utilisation de cette forme de purification ainsi que des conditions et recommandations y afférentes.

Légitimation du tayammum

Dieu a légitimé l’utilisation de l’ablution sèche et ses conditions dans le verset suivant :

(Si vous êtes malades ou en voyage, ou si vous venez de satisfaire vos besoins naturels, ou si vous avez touché a des femmes et que vous ne trouviez pas d’eau, alors recourez a une terre pure, et essuyez-vous-en vos visages et vos mains. Dieu, en vérité, est Indulgent et Pardonneur.) Coran (Les Femmes 4/43)

Ce verset légitimant l’utilisation de l’ablution sèche (tayammum), a été révélé suite à l’incident suivant. ‘Âïsha, l’épouse du Prophète (paix et salut sur lui), l’avait accompagné lors d’un de ses déplacements avec ses Compagnons. Elle avait emprunté un collier à sa sœur Asmâ’. ‘Âïsha l’avait ensuite perdu lors d’une halte durant ce voyage. Lorsqu’ils s’arrêtèrent à nouveau, elle prit conscience de sa perte et en informa le Prophète (paix et salut sur lui). Les Compagnons, informés de la question, partirent le chercher. Mais la région était dépourvue d’eau, ce qui leur posa un problème pour accomplir la prière, une fois le moment venu de celle-ci. Ils l’accomplirent donc sans ablutions. Lorsqu’ils revinrent auprès du Prophète (paix et salut sur lui), ils lui firent part de leur agacement contre ‘Âïsha qui les avait contraints à cet arrêt non programmé et dépourvu d’eau, à tel point que son père Abu Bakr dut lui faire des remontrances a cet égard. Dieu alors révéla ce verset qui autorisait les musulmans à utiliser la terre propre comme ablution symbolique en cas de problème d’eau. Le Compagnon Usayd Ibn Hudayr dit alors à ‘Âïsha : « Que Dieu te bénisse ! A chaque fois qu’un problème difficile se pose à toi, Dieu t’en fait, ainsi qu’à nous, un bien encore plus profitable ! » {Muslim (551), Bukhârî (322 et 324), Mâlik (110) et d’autres}

Les croyants utilisèrent donc cette facilité et effectuèrent leurs prières. Au moment de faire bouger le chameau de  ‘Âïsha, ils trouvèrent le collier sous la croute du chameau ! {Bukhârî (322), Mâlik (110) et d’autres}

Les conditions permettant l’utilisation du tayammum

Il est permis (voire obligé dans certains cas) d’effectuer les ablutions sèches en lieu et place des ablutions avec de l’eau pour lever aussi bien les souillures mineures, exigeant les petites ablutions (wudû), que les souillures majeures (janâba, règles et couches), exigeant les grandes ablutions (ghusl), que la personne soit résidente ou en voyage, y compris pour les femmes dont le sang des règles ou des couches s’est tari, aux conditions suivantes :

Si la personne ne trouve pas d’eau, ou qu’elle en trouve peu de sorte qu’elle ne suffise point à la purification. ‘Imrân Ibn Husayn rapporte : « Nous étions en voyage avec l’Envoyé de Dieu (paix et salut sur lui). Il (paix et salut sur lui) dirigea notre prière. A la fin, il trouva une personne qui ne fit pas sa prière et lui demanda : « Qui t’a empêché de prier ? Il répondit : Je suis en état de souillure majeure (janâba) et je n’ai point d’eau ! Le Prophète (paix et salut sur lui) lui dit alors : Tu peux utiliser la terre pure, cela te suffira » {Bukhârî (331), Muslim (1100) et d’autres}

La personne doit donc s’efforcer de rechercher l’eau pour ses ablutions. Si ses recherches sont vaines, ou si l’eau se trouve dans un endroit éloigné, elle devra donc utiliser le tayammum.

Si la personne est malade ou blessée et que l’utilisation de l’eau soit déconseillée pour sa maladie ou ses blessures soit en aggravant son état, soit en retardant la guérison, selon l’avis de son médecin, alors elle peut utiliser le tayammum autant de temps que sa guérison le demande. Le Compagnon Jâbir rapporte qu’il était parti en voyage avec un groupe d’hommes. L’un d’eux reçut une pierre sur la tête qui le blessa gravement. Ce blessé se trouvant ensuite en état de souillure majeure (janâba) demanda à ses compagnons s’il pouvait utiliser les ablutions sèches (tayammum). Ils lui répondirent par la négative. Il se lava et mourut à la suite de cela. Une fois revenu à Médine, le Prophète (paix et salut sur lui) fut informé de la mort de ce Compagnon et se mit en colère ; il (paix et salut sur lui) leur dit : « Mais ils l’ont tué ! Ils auraient dû demander s’ils ne connaissaient pas de réponse ! Mais le véritable remède à l’ignorance est de questionner ! Il lui suffisait simplement de procéder aux ablutions sèches, de panser sa blessure et d’y passer sa main et de laver le reste du corps ! » Abû Dâwûd (284), Ibn Mâja (565) version légèrement différente, Dârimi (745), hadith déclaré hasan par Albâni

Ce hadith indique deux façons de procéder : utilisations des ablutions sèches (tayammum) dans le cas des blessures importantes, ou panser la blessure et laver le reste du corps en faisant passer la main mouillée sur le pansement.

Si l’eau est tellement froide qu’elle pourrait entraîner des conséquences malheureuses sur la santé de la personne et qu’elle ne peut la chauffer, alors cette personne peut utiliser les ablutions sèches. Il est rapporté en effet que ‘Amr Ibn al-‘Âs fut envoyé à la tête  d’une troupe de Compagnons. En se levant un matin, il se trouva en état de souillure majeure (janâba). Il faisait très froid et il craignait de mourir s’il faisait ses ablutions avec l’eau froide. Il fit donc ses ablutions sèches (tayammum) et dirigea la prière du groupe. Lorsqu’ils arrivèrent à Médine, ses compagnons informèrent le Prophète (paix et salut sur lui) qui lui demanda : « Ô ‘Amr, as-tu dirigé la prière alors que tu étais en état de souillure majeure ? » ‘Amr lui répondit : « Je me suis souvenu la parole de Dieu qui dit : Et ne vous tuez pas vous-mêmes. J’ai alors effectué les ablutions sèches et j’ai prié. » Le Prophète (paix et salut sur lui) partit alors d’un grand rire et ne dit rien. Abû Dâwûd (883), Ahmad (17144)

Le fait que le Prophète (paix et salut sur lui) ne dise rien de ce qu’il a vu ou entendu est appelé « approbation tacite » et a valeur juridique de permission.

La personne peut trouver de l’eau qui ne se trouve pas loin, mais elle est empêchée d’y arriver par un ennemi, des bêtes, ou une insécurité si grande sur sa propre personne, ses biens, sa famille qu’elle court des risques si elle s’aventure loin. De même pour un prisonnier, ou une personne qui n’a pu extraire de l’eau, pour cause mécanique (exemple pas de sceau d’eau ou de corde) ou physique (santé). Dans tous ces cas, la présence d’eau ne veut rien dire puisqu’il ne peut l’utiliser, il lui est donc permis de procéder aux ablutions sèches (tayammum).

Si la quantité d’eau pure en sa possession est limitée et suffit juste pour ses besoins alimentaires (boisson, cuisine) ou sanitaire (enlever les souillures visibles, selles par exemple), la personne peut procéder à des ablutions sèches.

Il y a très large accord entre les savants pour invalider toute ablution sèche faite en présence d’eau, hors des cas cités plus haut, même dans le cas où le temps restant pour la prière est insuffisant pour procéder aux ablutions et faire la prière avant que le temps de cette dernière ne soit dépassé, et ceci pour toutes les prières qu’elles soient obligatoires, surérogatoires, funéraires, celle de l’aïd ou autre.

Néanmoins, l’imam Abû Hanîfa précise que l’ablution sèche est valide, en présence d’eau, dans les cas de prière funéraire et celle de l’aïd si le priant a peur qu’il ne puisse rattraper l’imam et qu’il ne puisse les accomplir.

Avec quoi se font les ablutions sèches (tayammum)

Il est permis, pour effectuer les ablutions sèches, d’utiliser la terre pure et ce qui s’y apparente : le sable, la pierre, le gypse … le terme coranique utilisé « sa’îd » désigne la surface terrestre. Muslim rapporte le hadith selon lequel le Prophète (paix et salut sur lui) avait fait son ablution sèche en frottant ses mains sur un mur puis les avait passées sur son visage puis ses mains. {Muslim (554)}

Comment se font les ablutions sèches (tayammum)

Les ablutions sèches (tayammum) se font ainsi :

  • Prendre l’intention de se purifier ;
  • Dire la formule de commencement de toute chose : Au nom de Dieu (bismi-Llâh) ;
  • Passer ses deux mains sur la terre pure (ou le sable, pierre) ;
  • et essuyer ensuite de ses mains son visage puis ses mains (la paume et le dos) jusqu’aux poignées. Le tout, une seule fois.

L’ordre (le visage puis les mains) n’est pas fondamental, selon l’avis de l’imam ‘Asqalânî (l’avis aussi de Ahmad).

C’est la version la plus autorisée, fondée sur le hadith authentifié suivant relaté par ‘Ammâr Ibn Yâsir. Il dit : « Je me suis trouvé en état de souillure majeure (janâba) et je n’avais pas trouvé d’eau pour me purifier. Je me suis alors roulé par terre. Puis j’ai accompli ma prière. J’ai ensuite raconté au prophète (paix et salut sur lui) ce que j’avais fait. Il (paix et salut sur lui) me dit alors : Il t’aurait suffi de faire plutôt comme cela. Et le Prophète (paix et salut sur lui) frappa de ses mains la terre, les épousseta {pour enlever les dépôts}, puis en essuya son visage et ses mains. » {Bukhârî (326 et 334), Muslim (550 et 552) et d’autres}

Cependant, pour Nawawî (ainsi que pour Abû Hanîfa, Mâlik, Shâfi’î et d’autres), se basant sur une autre version de ce hadith, dit qu’il faut frapper une fois la terre puis s’en essuyer le visage, et frapper encore une fois la terre et s’en essuyer les mains (paume et dos). Certains (notamment Mâlik, Sufyân, Shâfi’î) imposent encore d’essuyer de ses mains les bras jusqu’aux coudes, comme on le fait pour les petites ablutions, l’obligation étant de se limiter aux mains, et la recommandation allant jusqu’aux coudes au vu de certains hadiths relatant la pratique de certains Compagnons. {Nasâ’î (310), Tirmidhî (134) hadith hasan sahîh}

Ce qui est permis par les ablutions sèches (tayammum)

Le tayammum remplaçant les ablutions par l’eau, il en est permis ce qui est permis par les ablutions : la prière, le tawâf, toucher le Coran, etc.

Pour l’imam Nawawî ainsi que Mâlik, un tayammum est nécessaire :

  • Par prière obligatoire : le priant devant refaire ses ablutions sèches à chaque prière obligatoire ;
  • Par prière obligatoire suivie de prières surérogatoires en nombre illimité ;
  • Par plusieurs prières funéraires successives ;
  • Par prière obligatoire suivie d’une ou plusieurs prières funéraires successives ;
  • Par contre, un tayammum pour les prières surérogatoires puis un tayammum pour une prière obligatoire qui les suivrait.

Dans tous les cas d’impossibilité d’utiliser l’eau pour les ablutions (manque, rareté, maladie, froid…), et si le croyant désire lire le Coran, ou se prosterner (pour remercier Dieu, en entendant les versets spécifiques de prosternation), il lui est demandé de procéder à des ablutions sèches.

Ce qui invalide les ablutions sèches

Les ablutions sèches sont invalidées par tout ce qui invalide les ablutions petites et grandes.

De même, les ablutions sèches ne sont plus valides dès la présence de l’eau (pour celui qui n’en avait pas ou en quantité insuffisante), ou dès qu’il y a possibilité de l’utiliser (pour celui qui ne le pouvait).

Les cas suivants sont à observer :

  • Si une personne, par manque d’eau, prie avec des ablutions sèches, et qu’après avoir fini sa prière, l’eau soit présente, cette personne ne sera pas obligée de refaire sa prière. Elle la refera si elle le désire, après avoir fait les ablutions avec de l’eau.

 En effet, deux Compagnons étaient en voyage. Le temps de la prière vint alors qu’ils étaient sans eau. Ils firent leur prière avec les ablutions sèches. Par la suite, ils trouvèrent de l’eau avant que la prière suivante n’arrive. L’un d’eux refit ses ablutions et sa prière, et l’autre n’en fit rien. Lorsqu’ils se trouvèrent devant le Prophète (paix et salut sur lui), ils lui expliquèrent ce qu’ils avaient fait. Le Prophète (paix et salut sur lui) dit alors à celui qui n’avait pas refait ses ablutions et sa prière : « Toi, tu as appliqué la sunna, et ta prière est valide. » Et il (paix et salut sur lui) dit à celui qui les avait refaites : « Quant à toi, tu as deux fois plus de mérite ! » {Abû Dâwûd (286), Nasâ’î (430)}

Le même cas est à observer pour la femme dont le saignement (règles ou couches) s’est arrêté. Si elle a accompli sa prière avec des ablutions sèches, pour l’une des raisons valables du tayammum, elle ne devra pas refaire sa prière si l’eau et/ou les conditions des ablutions avec l’eau, sont présentes.

  • Par contre, la personne qui a fait ses ablutions sèches et est entrée en prière, et qu’avant de terminer sa prière, l’eau soit à nouveau présente, cette personne devra refaire des ablutions avec l’eau et refaire sa prière.

Passer la main mouillée sur le pansement (al-jabîra)

Nous nous référons au hadith cité plus haut : «  (…) Il lui suffisait simplement de procéder aux ablutions sèches, de panser sa blessure et d’y passer sa main et de laver le reste du corps ! » {Abû Dâwûd (284), Ibn Mâja (565) version légèrement différente, Dârimi (745), hadith déclaré hasan par Albâni}

Le pansement désigné ici (jabîra) est tout pansement posé sur une blessure apparente ou non, que ce pansement soit du plâtre, du tissu, un élastomère ou autre chose. C’est sa fonction qui importe dans ce cas.

Selon cheikh Ibn ‘Uthaymîn, les cas suivants sont à considérer :

1. Si le pansement peut être enlevé sans aucune incidence sur le membre ou la partie malade :

  • Si la guérison de ce membre ou partie ne serait pas compromise ou retardée avec le contact de l’eau. Dans ce cas, il y a obligation d’enlever le pansement et laver le membre ou la partie malade lors des ablutions.
  • Si la guérison de ce membre ou partie risquerait d’être compromise ou retardée si le contact se fait avec de l’eau, mais que le fait de passer la main mouillée sur la partie malade ne lui ferait courir aucun risque. Dans ce cas, il ne faut pas laver la partie malade, mais passer la main mouillée dessus.
  • Si la guérison de ce membre ou partie serait compromise ou retardée au contact de l’eau ou à travers le passage d’une main mouillée. Il faut alors tout simplement y appliquer l’ablution sèche, en frappant les mains sur la terre propre et en faisant passer une main sur la partie malade.

 2. Si le pansement ne peut être enlevé, il faut alors se suffire de passer la main mouillée par-dessus le pansement et ne pas se laver.

Il faut veiller aussi aux éléments suivants :

  • Il n’y a aucune nécessité à ce que la partie malade ait été auparavant purifiée pour appliquer cette permission.
  • Le passage de la main mouillée sur le pansement doit se faire à chaque ablution, petite ou grande, et peut durer tout le temps nécessaire à la guérison. Il n’est pas imparti à des durées déterminées.
  • Lorsqu’il n’y a plus de nécessité de pansement, pour cause de guérison ou autre, la partie malade devra être lavée lors des ablutions, comme les autres parties.

Dans le cas où il n’y a ni eau ni terre pure                    

Celui qui ne trouve ni eau ni terre pure (ou sable ou pierre) fera la prière comme il le pourra, c’est-à-dire sans ablutions. Et il n’aura pas à la refaire.

Cela est montré par le hadith du collier perdu de ‘Âïsha, précédemment cité, montrant que les croyants avaient fait la prière sans aucune purification, puisqu’ils manquaient d’eau et que le verset permettant les ablutions sèches n’avait pas encore été révélé. Le Prophète (paix et salut sur lui) ne leur avait pas demandé de refaire leurs prières. {Bukhârî (322 et 324), Muslim (551), Mâlik (110) et d’autres.}

L’imam Nawawî en commentant ce hadith dit que tel est l’avis le plus partagé par les savants sur ce point.

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